Stratégie

Finovox s'implante au Royaume-Uni

Publié le 4 mai 2026 à 13h54

(AOF) - Portée par la digitalisation des démarches et l’essor de l’intelligence artificielle, la fraude connaît aujourd’hui une forte progression dans l’ensemble des pays européens. Dans ce contexte, Finovox, entreprise française spécialisée dans la détection de fraude documentaire, annonce son implantation au Royaume-Uni, poursuivant son développement sur le continent, après la France, le Luxembourg, la Belgique et l’Espagne.

Finovox déploie sa technologie de détection de fraude documentaire basée sur l'IA afin d'accompagner les acteurs britanniques dans la sécurisation de leurs processus. Sa solution permet d'analyser en quelques secondes l'authenticité et la cohérence des documents, afin d'identifier des falsifications, y compris celles invisibles à l'œil humain.

Fondée en 2019 par Marc de Beaucorps, Théophile du Portal et Pierre-Alexis Gouzien, trois experts en développement anti-fraude, la start-up Finovox a développé une solution logicielle simple et sécurisée, capable de détecter les faux documents. La start-up compte parmi ses clients Bouygues Telecom, Orange Bank, Groupe Inter Mutuelles Assistance (IMA), Spvie, PWC, iCover, Allianz Direct ou encore BpiFrance.

Selon une étude européenne menée auprès de 8 000 répondants dans huit pays par Finovox en partenariat avec Selvitys, la fraude est désormais perçue comme plus accessible, moins risquée et de plus en plus répandue.

Le Royaume-Uni se situe à la troisième position parmi les pays européens où la fraude est la plus répandue, avec 11% des répondants qui reconnaissent avoir déjà falsifié un document, derrière l'Allemagne (14%) et la France (13%). Parmi ces fraudeurs, plus de 8 sur 10 déclarent avoir réussi, ce qui renforce l'idée d'une fraude accessible.

La fraude au Royaume-Uni concerne principalement le secteur bancaire, qui représente 34% des cas, un niveau comparable à l'Allemagne. Les fraudeurs expliquent généralement leur motivation par le gain de temps, citée par 41% des répondants, contre 34% en France. Les difficultés financières sont également un facteur important, mentionnées par 25% des Britanniques, un niveau proche inférieur à la France (27%) et surtout à l'Espagne (36%).

Le Royaume-Uni se distingue également par une forte digitalisation des pratiques frauduleuses, avec 24% des répondants qui déclarent utiliser des outils d'intelligence artificielle générative, contre seulement 10% en France.

Si 78% des répondants britanniques disent regretter leurs actes, 56% déclare avoir ressenti peu, voire aucune crainte de répercussions, et 37% se déclarent prêts à recommencer. Ce paradoxe montre que la perception du risque reste limitée. A l'inverse, parmi les personnes n'ayant jamais fraudé, 95% déclarent craindre les conséquences, mais indiquent que, si elles devaient passer à l'acte, elles privilégieraient des démarches en ligne.

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