(AOF) - A horizon 2032, le groupe CAM vise les 500 M€ de chiffre d’affaires soit un doublement en moins de 10 ans. Dans cette perspective, l'acteur de l'assurance construction entend construire un modèle combinant spécialisation sectorielle forte et diversification maîtrisée des risques, dans une logique de rentabilité durable. Cette trajectoire repose sur un principe structurant : la croissance ne doit pas diluer l’identité du groupe. La technicité, la proximité avec les sociétaires et la solidité du modèle mutualiste restent les marqueurs différenciants que le groupe entend préserver.
La stratégie du groupe s'inscrit dans un contexte de transformation profonde du secteur de la construction. Les évolutions techniques, la complexification des normes et l'intensification des exigences réglementaires modifient durablement la nature des risques.
Dans ce cadre, le rôle de l'assureur évolue lui aussi. Il ne s'agit plus seulement de couvrir, mais d'anticiper, d'accompagner et d'évaluer les risques.
Plusieurs tendances structurantes se dessinent : la concentration des acteurs, le développement de la construction hors site et l'industrialisation des procédés qui peuvent générer des risques sériels d'ampleur. S'ajoute l'impact croissant des risques climatiques qui influencent à la fois les techniques de construction, les normes et les équilibres assurantiels.
Face à ces évolutions, le groupe CAM entend renforcer sa capacité d'analyse et d'anticipation, notamment à travers une démarche de prospective afin d'intégrer ces transformations en amont et d'adapter en continu ses offres et ses expertises.
Une filière en tension qui impose de nouveaux équilibres
Ces mutations interviennent dans un contexte conjoncturel lui-même sous tension. Les derniers indicateurs confirment un ralentissement de l'activité dans la filière construction.
Dans les travaux publics, l'activité recule de 1,5% sur les derniers mois, tandis que les marchés conclus enregistrent une baisse marquée de 13,2%. Parallèlement, l'emploi recule : -1,3% pour les salariés et -3,4% pour l'intérim en 2025.
Dans le bâtiment, malgré quelques signaux ponctuellement positifs, les volumes restent globalement contraints et les carnets de commandes fragilisés dans de nombreuses régions.
Cette situation traduit une double dynamique : une conjoncture économique plus incertaine à court terme et des transformations structurelles de fond qui obligent l'ensemble des acteurs à ajuster leurs modèles.
A l'aube de son second siècle, le groupe entend s'appuyer sur cet héritage pour franchir une nouvelle étape, en conciliant croissance, exigence technique et fidélité à son modèle mutualiste.