(AOF) - Le Fonds Axa pour le Progrès Humain et l’Ecole normale supérieure (ENS-PSL) poursuivent leur partenariat autour d’un nouveau projet de recherche transdisciplinaire : Re-Contract, un programme de recherche autour du renouvellement du contrat social. Ce projet propose de réinterroger en profondeur le contrat social et d’explorer comment repenser confiance, solidarité et prévention face aux défis contemporains qui mettent à mal la capacité collective à se projeter dans l’avenir.
En articulant la réflexion sur le contrat social et sur les risques, Re-Contract s'inscrit directement dans la mission du Fonds AXA pour le Progrès humain : soutenir les acteurs académiques et de terrain œuvrant pour une société plus cohésive, plus inclusive et plus résiliente, aujourd'hui et pour les générations futures.
Adoptant une approche transdisciplinaire, le projet Re-Contract s'appuie sur un état de l'art intégrant philosophie, sciences sociales, économie et droit, et ouvrant une hypothèse de collaboration innovante avec les mathématiques. Il innove en plaçant au cœur de l'analyse les risques systémiques, le phénomène de polycrise et le rôle de l'assurance, dimensions jusqu'ici largement absentes des analyses classiques.
Ce programme, dont le portage scientifique sera assuré par Marie Gaille, directrice de recherche au CNRS et professeure attachée à l'École normale supérieure, analysera :
- la manière dont l'instabilité géopolitique, les crises environnementales, la montée des inégalités, la défiance envers les institutions, la manipulation de l'information ou encore la multiplication des risques globaux fragilisent les fondements du vivre-ensemble, et la confiance entre citoyennes et institutions ;
- le principe de prévention, les meilleures façons de transmettre les connaissances sur les risques à un public non spécialiste, leurs différentes échelles d'action (locale, nationale, globale), afin de renforcer la confiance, la solidarité et la résilience collective ;
- le rôle des acteurs privés et publics pour garantir la sûreté des personnes, dans un contexte où les risques sont de plus en plus complexes et interdépendants.
In fine, le projet vise à faire émerger une culture commune du risque, indispensable pour développer des stratégies de prévention, des capacités renouvelées d'action collective pour le présent et un futur partagé sur la planète Terre. Cette culture, encore largement absente, nécessite de diffuser des connaissances accessibles, y compris sur les risques diffus, à effets cumulatifs ou "à bas bruit", souvent difficiles à percevoir mais aux conséquences importantes à long terme.