(AOF) - Abivax (+27,88%, à 126,60 euros) s’envole au sein du SBF 120 après des informations parues dans le média La Lettre indiquant que le géant américain Eli Lilly serait toujours intéressé par l’acquisition de la société de biotechnologie française. Eli Lilly pourrait mettre sur la table 15 milliards de dollars pour s’offrir la société dont le titre a flambé de 1666,27% l’année dernière. Ce qui a porté sa capitalisation boursière à environ 7,7 milliards d’euros ce matin à l’ouverture.
Le géant américain n'a toujours pas présenté d'offre, attendant de voir l'attitude des autorités françaises dans le cadre des procédures de contrôle des investissements étrangers en France, toujours selon La Lettre.
Avant la séance du jour, le titre Abivax affichait un repli de 17,77%, en raison de l'annonce par Eli Lilly d'une autre opération de croissance externe, qui laissait croire aux investisseurs qu'il n'était plus intéressé par le Français. Le laboratoire américain a annoncé l'acquisition de Ventyx Biosciences, un concurrent d'Abivax dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales.
Pour Invest Securities, " cette rumeur s'inscrit dans un contexte de consolidation accélérée dans l'immunologie et les maladies inflammatoires, où les grands laboratoires cherchent à sécuriser des actifs oraux différenciants et potentiellement " best-in-class ". Avec obefazimod, son traitement oral first-in-class ayant livré des résultats de Ph III préliminaires solides dans la rectocolite hémorragique, ABIVAX apparaît depuis plusieurs mois comme une cible stratégique de premier plan pour les acteurs mondiaux du secteur ".
De son côté, Kepler Cheuvreux a confirmé sa recommandation à Acheter sur le titre, tout en relevant son objectif de cours de 70 à 130 euros. Cette décision a été motivée par une " conviction commerciale plus élevée ". En outre, les analystes estiment que la société " est devenue l'une des cibles de fusions-acquisitions les plus attractives" dans le secteur des maladies inflammatoires de l'intestin. Selon la note de Kepler Cheuvreux, un rachat potentiel pourrait se négocier dans une fourchette de 150 à 250 euros par action.