(AOF) - Le solde des régimes de base de la Sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’élève à 15,3 Md€ en 2024. Jusqu’en 2023, la réduction des dépenses liées à la crise sanitaire a été un puissant facteur d’amélioration du solde, et ce ressort a été limité en 2024 : les dépenses liées à l’épidémie de Covid-19 se sont élevées à 0,4 Md€ en 2024, après 1,1 Md€ en 2023 et 11,7 Md€ en 2022.
Les comptes sociaux sont en outre particulièrement marqués par le contexte inflationniste, avec dans un premier temps des recettes qui réagissent simultanément, tandis que les dépenses augmentent ensuite, conséquence des règles de revalorisation en vigueur.
Or, l'inflation s'est normalisée en 2024 en s'établissant à 1,8% en moyenne annuelle au sens de l'indice des prix à la consommation hors tabac, après les pics de 2022 et 2023 (5,3% et 4,8% respectivement), ce qui a tendance à dégrader les comptes l'année où le ralentissement des prix se produit.
En conséquence, le déficit des régimes de base de la sécurité sociale et du FSV augmente par rapport à 2023 (10,8 Md€) après s'être continuellement amélioré depuis le creux historique de 2020 (39,7 Md€).
Le solde est toutefois moins dégradé que ce qui était attendu dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, qui prévoyait un solde de 18,2 Md€. Cet écart de +2,9 Md€ s'explique principalement par des recettes supérieures à celles initialement prévues.
En effet, les dépenses s'avèrent globalement conformes à la prévision de la LFSS, avec néanmoins un niveau de dépenses d'assurance maladie légèrement moindre que prévu, alors que les recettes ont connu d'importantes plus-values, tant s'agissant des recettes assises sur les revenus d'activité que des recettes fiscales.