Malgré une hausse de 6,2 % à 14,83 Md€ des primes brutes émises, le réassureur accuse une perte nette de 509 M€ à fin septembre. Les capitaux propres ont fondu de près de 14 % à 5,43 Md€ tandis que le ratio de solvabilité, en repli lui aussi, se situe à 217 %, soit « la plage optimale » de Scor définie entre 185 et 220 %. Ces chiffres reflètent la montée des catastrophes naturelles d’un coût total de 907 M€, dont 279 M€ pour l’ouragan Ian ou 166 M€ pour les tempêtes de grêle en juin en France. En revanche, le reflux des décès dus au Covid 19 a bénéficié aux résultats de Scor L&H tandis que la hausse des taux d’intérêt a permis au taux de réinvestissement de monter à 5,1 % contre 2,1 % neuf mois plus tôt.
Des mesures à court terme ont été prises : renforcement des réserves P&C à hauteur de 485 M€, libération de la marge excédentaire dans les réserves de Scor L&H pour dégager un résultat technique de 460 M€ et initiatives de remédiation.
Pour 2023, Scor vise le retour à la rentabilité. Des mesures ont déjà été prises qui perdureront : réduction de l’exposition aux catastrophes naturelles et à la mortalité aux Etats-Unis et durcissement des exigences de souscription et d’exposition en P&C. Les priorités sont, d’abord, les gains d’efficacité, estimés à 125M€ d’ici 2025, puis l’opportunisme vis-à-vis des courants porteurs de la réassurance.
A moyen terme, le réassureur veut libérer le potentiel de valeur de ses deux activités. En vie & santé, il diversifiera son portefeuille vers les zones géographiques APAC et Europe et renforcera sa présence en longévité. En dommages, il renforcera son portefeuille en s’appuyant sur ses positions de n°1 en Europe et sur les Global Lines de réassurance.