(AOF) - Selon la Fédération Française de l'Assurance, sur les 30 prochaines années, le montant des sinistres climatiques pourrait quasiment doubler et le changement climatique contribuerait pour un peu plus d’un tiers à cette augmentation. Ainsi, au total, le montant des sinistres dus aux évènements naturels pourrait atteindre 143 milliards d'euros en cumulé entre 2020 et 2050, soit une augmentation de 93%, c'est-à-dire 69 milliards d'euros de plus, par rapport à la période 1989-2019, estime la FFA.
La fédération affirme que 53% de cette augmentation s'explique par l'enrichissement global du pays, c'est-à-dire l'augmentation de la densité et de la valeur moyenne des logements, des entreprises et des biens des collectivités territoriales. Cela représente 37 milliards d'euros.
35% de l'augmentation est dû au changement climatique, soit 24 milliards d'euros. L'impact des événements extrêmes sur la période explique 7% de l'augmentation, soit 5 milliards d'euros.
Enfin, il faut ajouter l'effet " répartition " qui combine les migrations de population entre départements et la proportion de logements situés dans des zones exposées, qui pèse pour 5% de l'augmentation projetée pour un coût de 3 milliards d'euros.
Par type de sinistre, la FFA prévoit que les sécheresses deviendront de plus en plus fréquentes en raison du changement climatique : le montant des sinistres pourrait tripler et atteindre 43 milliards d'euros en cumulé d'ici 2050. Cinq départements seraient particulièrement concernés : la Haute-Garonne, la Gironde, les Bouches-du-Rhône, le Tarn-et-Garonne et le Tarn.
Les inondations seraient quant à elles de plus en plus coûteuses : le montant des sinistres pourrait augmenter de 81%, soit 50 milliards d'euros en cumulé d'ici 2050, essentiellement à cause de l'enrichissement global du pays.